lundi 16 février 2009

Sato cherche à se placer chez Red Bull


Disparu du paddock depuis le retrait de Super Aguri F1 au printemps, Takuma Sato ne songe décidément pas à quitter la F1.

Longtemps en lutte avec Sébastien Bourdais pour le second baquet de la Scuderia Toro Rosso, qui a finalement préféré prolonger le Manceau, l’ex-pilote de BAR Honda et de Jordan GP songe à trouver une place d’essayeur au sein de la firme Red Bull.

Le japonais serait ainsi en pourparlers avec Red Bull Racing, mais également Toro Rosso afin de devenir le troisième pilote de l’une des écuries de Dietrich Materschitz, rumeurs que ce dernier ne dément pas totalement.

"Il pourrait très bien travailler avec nous, il a une bonne réputation au Japon", indiquait d’ailleurs Materschitz.

L’écurie Honda devrait participer au championnat 2009


Les patrons de Honda Racing devraient confirmer dans les prochains jours leur engagement pour la saison 2009, mais pour l’heure il reste encore quelques détails à régler, notamment en ce qui concerne les fonds à réunir pour payer le moteur Mercedes-Benz que l’écurie utilisera.

Alors que Honda avait officialisé son retrait des grilles pour la saison à venir, la situation a évolué et des sources proches de l’équipe confirment que la confiance est désormais de mise quant à l’engagement de la marque nippone pour 2009.

Le seul détail que Honda doit régler avant de confirmer définitivement sa participation porte sur le financement du moteur. En effet, l’équipe devrait être motorisée par Mercedes-Benz, mais cela coûte plus de 7,15 millions de livres par an.

Selon une information du site spécialisé autosport.com, Ross Brawn aurait envoyé un email au personnel de l’équipe pour les informer que les choses évoluent favorablement et qu’il est donc nécessaire de redoubler d’efforts pour préparer au mieux le premier Grand Prix de la saison.

Malgré l’incertitude qui plane sur sa participation, le staff de Honda n’a jamais cessé de développer la monoplace 2009. Toutefois, le manque d’essais privés pourrait fortement pénaliser l’équipe nippone, dont le duo de pilotes devrait être constitué de Jenson Button et Bruno Senna.

Bourdais est satisfait de son retour




Photo F1-Live.com
Zoom

Sébastien Bourdais
Sébastien Bourdais était satisfait de son retour au volant d'une F1 et il peut l'être puisqu'il a été un peu plus rapide que son équipier Sébastien Buemi, cette semaine à Jerez.

Les chronos réalisés n'ont finalement pas beaucoup d'importance puisqu'ils sont réalisés des jours différents et c'est donc sur la préparation de la saison 2009 que Bourdais, son équipier et Toro Rosso se sont concentrés cette semaine.

Sébastien Bourdais a travaillé hier sur une simulation de la séance qualificative avec les trois types de pneus proposés par Bridgestone à Jerez. Le Français a aussi travaillé sur les suspensions et sur une validation de la fiabilité du moteur Ferrari 056. Un petit souci technique a mis un terme au programme une heure avant la fin de la journée, mais l'équipe affirme qu'elle était arrivée au bout de son programme.

"Cela faisait un bon moment que je n'avais plus roulé et c'était agréable d'être de retour en action. Nous avons continué l'évaluation des pneumatiques afin de comprendre leur fonctionnement. Nous avons aussi testé certaines choses sur la géométrie de la voiture. Globalement, ce fut une bonne séance de travail," déclare Sébastien Bourdais.


C'était la dernière séance d'essais de la STR3 avant l'apparition de la nouvelle STR4. L'équipe Toro Rosso nous a confirmé que cette nouvelle monoplace allait faire un petite séance d'essais privés au début du mois de mars, avant de rejoindre Barcelone.

Jerez - 13/02/2009
1 . S. Bourdais - Toro Rosso Ferrari STR3 - 1:17.472 - 117 tours
2 . L. Hamilton - McLaren Mercedes MP4-24 - 1:19.632 (+ 2.160 ) - 94 tours
3 . F. Alonso - Renault R29 - 1:19.846 (+ 2.374 ) - 109 tours
4 . N. Rosberg - Williams Toyota FW31 - 1:21.217 (+ 3.745 ) - 71 tours
5 . M. Webber - Red Bull Renault RB5 - 1:21.313 (+ 3.841 ) - 62 tours
6 . K. Nakajima - Williams Toyota FW31 - 34 tours

Daniel THYS
© CAPSIS International

Entretien avec Bob Bell


La nouvelle Renault R29 a semblé être fortement en retrait lors des trois premières journées d'essais privés de Jerez, mais Fernando Alonso a remis les pendules à l'heure le dernier jour de cette séance.

Bob Bell, le directeur technique de l'équipe Renault, n'a peut-être pas attendu cette confirmation chronométrique pour se dire que sa voiture était bien née. Mais il lui manquait probablement cette confirmation pour nous parler en bien de la R29 et de ses espoirs pour la saison 2009.

Après deux séances d’essais êtes-vous satisfait de la performance de la R29?

Bob Bell: C’est encore très tôt, mais je commence à être de plus en plus satisfait de la performance de la voiture. Bien sûr que les essais de Portimao étaient décevants, mais nous n’avions qu’une journée sans pluie et même si la voiture roulait bien du point de vue de la fiabilité nous avions encore beaucoup de questions à répondre quant à la performance.

C’est vrai qu’aux premiers essais nous n’avions pas donné une bonne impression, mais nous avions simplement sorti la voiture avait son châssis intérimaire pour que nous puissions faire des kilomètres, évaluer la fiabilité et puis faire tourner le système KERS. Notre objectif n’était pas d’être compétitif au Portugal, mais d’apprendre de cette nouvelle génération de monoplaces. Depuis nous avons fait pas mal de rectifications aux essais de Jerez et je pense que nous avons fait de bons progrès.
Globalement je suis positif sur ce que nous avons vu jusqu’ici.

Que pensent les pilotes de la voiture? Quels retours vous ont-ils faits?

BB: Ils ont été très positifs et la plus grande surprise pour eux était peut-être le KERS. Nous pensions qu’il serait difficile pour les pilotes de s’y adapter, mais ça s’est bien passé. En terme de caractéristiques de base, le temps sec à Jerez cette semaine nous a vraiment aidés pour la mise au point et l’évaluation de nouvelles pièces et puis Fernando et Nelson ont l’air satisfait du comportement de la voiture.

La R29 n’a pas fait les meilleurs temps durant les essais. Cela indique-t-il qu’il y a des problèmes?

BB: Ce qui importe c’est la performance par rapport aux autres écuries, mais c’est difficile de faire un jugement à ce stade, car toutes ont des programmes d’essais différents, ont des châssis intermédiaires et ont différents niveaux d’essence. Je pense que l’on aura une vision globale plus claire peut-être lors des derniers essais hivernaux, c’est difficile à dire pour l’instant.
Mais en tenant compte de ce que j’ai vu cette semaine à Jerez, je ne vois pas de problèmes avec la voiture: elle est bien équilibrée et répond bien aux changements. Comme tout le monde, nous manquons un peu de grip, mais cela va s’améliorer lorsqu’on aura mis des nouvelles pièces et continué à travailler sur notre programme de développement jusqu'à l’aube de la première course de la saison.

On porte beaucoup d’attention sur l’avant du châssis. Etes-vous confiant d’avoir pris la bonne approche?

BB: On ne peut jamais être entièrement sûr, car il n’y a simplement pas assez d’heures dans une journée pour tester toutes les combinaisons possibles pour un design. Avec le nouveau règlement cette année toutes les écuries sont parties dans le coin pour faire leurs développements et il ne sera donc pas surprenant de voir autant de solutions qu’il y a d’écuries.

Tout ce que nous pouvons faire est de rester confiant, de savoir que nous avons fait tout ce que nous avons pu faire et il faut accepter que les voitures aient une apparence complètement différente. Pour l’instant je n’ai rien vu chez nos concurrents qui pourrait m’indiquer que nous sommes partis dans une mauvaise direction.


Par rapport aux autres, votre équipe a fait moins de kilomètres. Est-ce inquiétant et cela peut-il causer un ralentissement quant au déroulement du programme de développement?

BB: Je ne pense pas. Prenons le KERS, je pense que l’équipe a fait un boulot formidable dans le développement du système en le testant principalement au banc d’essais et en le faisant fonctionner sans souci majeur sur la voiture. Je crois qu’il est juste de dire que toutes les écuries souffrent du fait qu’il y a moins d’essais cette année, mais je ne pense pas que nous en souffrons plus que les autres.

Oui nous avons fait moins de kilomètres, mais nous avons bouclé une bonne fin de semaine d’essais à Jerez et avons complété de bons longs runs jeudi et vendredi sans problèmes alors à ce stade je ne suis pas énormément inquiet.

Le programme d’essais de l’équipe a changé et vous avez opté pour des essais la semaine précédant Melbourne et non la semaine prochaine. Pourquoi cette décision?

BB: Nous avions d’abord prévu d’être à Barcelone la semaine prochaine, mais quand nous avons entamé notre programme d’essais hivernaux nous avons réalisé qu’il serait préférable pour nous de faire une séance d’essais à la mi-mars. Il est vrai que d’un point de vue logistique c’est un peu plus compliqué, car il faudra que la voiture arrive à Melbourne la semaine d’après, mais on gagne du temps de développement et nous pourrons tester de nouvelles pièces sur la voiture juste avant Melbourne. Je pense que c’est une bonne solution qui vaudra le coup.
© CAPSIS International

Raikkonen est le plus rapide à Bahreïn


C'est Kimi Raikkonen qui a signé le meilleur temps 13-02-2009 à Bahreïn. Le pilote finlandais était de retour en piste après une journée de chômage dû à la tempête de sable d'hier.

Aujourd'hui, Raikkonen a surtout travaillé sur les réglages de sa F60. Il a bouclé un total de 105 tours, le plus rapide en 1'33"350. Il devance donc la Toyota de Jarno Trulli et la BMW Sauber de Christian Klien.

Chez Ferrari, on signale toutefois une petite panne hydraulique qui a immobilisé la F60 peu après 15h00, mais les mécaniciens de la Scuderia sont rapidement intervenus et Kimi a pu poursuivre son programme.

Ces essais sur le circuit de Sakhir se poursuivront à partir de lundi prochain avec Kimi Raikkonen (Ferrari), Jarno Trulli (Toyota) et Christian Klien (BMW Sauber).


Bahreïn 13/02/09
1 . K. Raikkonen - Ferrari F60 - 1'33"350 - 105 tours
2 . J. Trulli - Toyota TF109 - 1'33"429 (+ 0"079 ) - 127 tours
3 . C. Klien - BMW Sauber F1.09 - 1'33"666 (+ 0"316 ) - 125 tours

Daniel THYS
© CAPSIS International

vendredi 13 février 2009

Renault R29 - front aero package


Despite the restrictive aerodynamic rules for 2009, teams have adopted various approaches to the front ends of their cars. The major design difficulties to overcome have been the standardised central section of the front wing and the wing's lower position, which together risk making the nose very pitch sensitive under braking. To avoid this on the R29, Renault have adopted a stepped main profile, which helps create a kind of Venturi effect under the nosecone. The nose's bulging shape is designed to speed up airflow, reducing pressure and boosting downforce, whilst the two central pillars boast backward extensions that continue along the underside of the nose, acting like turning vanes. The wing features a single flap and wide endplates which divert air away from the front tyres and reduce drag.

Red Bull Newey songe à se retirer


Le directeur technique de l'écurie a admis vendredi que les restrictions techniques qui frappent la discipline le forçaient à réfléchir sur son avenir. Alors que «sa» RB5 s'annonce prometteuse, aux essais de Jerez en Espagne, Adrian Newey (Photo L'Equipe), 50ans, a concédé qu'il pensait déjà à quitter la F1 dans les prochaines années. S'il considérait excitantes l'annonce de nouvelles règles pour la saison 2009, il a vite déchanté et a estimé que, dans les années à venir, elles étrangleront davantage la créativité.

«Les règles deviennent de plus en plus restrictives, a-t-il lâché vendredi sur le site internet autosport.com. Alors que la révolution règlementaire s'annonçait excitante cette année, il apparaît finalement que les règles sont plus restrictives que celles qu'ont a quitté.» Newey a par ailleurs indiqué que s'il se retirait, il tiendrait à conserver des liens avec l'univers de la Formule 1. «Peut-être serai-je impliqué en qualité de consultant mais ce sera selon les termes dictés par l'écurie. Il faudrait que les ingénieurs de l'écurie me désirent comme consultant. Sinon, je refuserai de travailler», a expliqué le père de la RB5, qui a aussi avoué que «dans deux ou trois ans, il sera définitivement temps de regarder ailleurs».