vendredi 17 juillet 2009

Hungarian Grand Prix - team and driver preview quotes


With a distinct absence of high-speed corners and the expectation of hot summer temperatures, the Hungaroring is a unique and demanding challenge. And as Budapest beckons, the drivers and senior team members discuss their prospects for the race...

Fernando Alonso, Renault
2008 Qualifying - 7th, 2008 Race - 4th
The memories of my win in 2003 in Hungary are very special as it was also Renault's first victory since returning to Formula One and it gave the whole team a lot of motivation and self-belief. I always enjoy visiting Budapest as it's a beautiful city, the people are friendly and there is usually a relaxed atmosphere in the paddock as everybody is looking forward to their summer holidays. It's one of the slowest tracks of the season and you are almost constantly in a corner so the track is quite demanding mentally and physically, especially with the high temperatures. With so many low-speed corners you need a stable front end because if you understeer wide it will cost you a lot of time. Good traction and mechanical grip are also important to get a clean exit from the slow corners. Overtaking is really difficult and the only real opportunity is into turn one at the end of the main straight, so it's important that we maximise our performance in qualifying so we can start the race well inside the top ten.”

Nelson Piquet, Renault
2008 Qualifying - 10th, 2008 Race - 6th


“I enjoyed Hungary last year and it was probably one of my best races as I finished sixth. It's also a circuit where I won in GP2. Although there are no quick corners, it's a fun place to drive and the twisty layout makes it feel like a go-kart track. It's still quite challenging and you have to find the rhythm of the circuit and be accurate through the slow corners as the exit of one corner is the entry to the next. Any mistakes therefore cost you a lot of time. I should have the same upgrades as Fernando in Hungary and I think I can be more competitive. As always I will be aiming to qualify in the top ten and hopefully score some points in the race. Qualifying will be vital as it's so tough to overtake at the Hungaroring because the braking zones are small and it's very dirty offline, so it's important that we concentrate on getting the most from Saturday.”

Bob Bell, Renault technical director

“In Germany we only had the new updates on Fernando's car, but next weekend Nelson will have the same upgrades as Fernando. There will also be some more bodywork updates that should take us another step further forward. Hungary will also give us more time to optimise all the previous upgrades in terms of car set-up, so I expect to see further benefits coming from the upgrade package we introduced in Germany. The problems we have been experiencing with the car in the first half of the year have not been related to specific circuit characteristics and are more general as we were lacking a little bit of performance in all areas of the car. To some extent those deficiencies have been corrected by the recent upgrades and so there's no reason why we can't produce a similar level of performance in Hungary as we did in Germany. The Hungaroring is also a circuit Fernando enjoys and has always gone well at so I think he can be competitive again.”

More to follow.

Brawn : la désunion ?

Rubens Barrichello a accusé son équipe de sa décevante 6e place en Allemagne. Jenson Button s'est énervé, Ross Brawn a tenté de calmer le jeu mais le mal est fait.

"Si nous continuons comme ça, nous allons perdre les deux championnats, et ce serait terrible". L'avertissement est signé Rubens Barrichello. Qui aurait cru au soir du Grand Prix de Monaco et du troisième doublé des Brawn GP en six courses qu'un de leur pilote pourrait se sentir autant menacé six semaines plus tard ? A Silvertsone et à Nürburg, Jenson Button et son coéquipier brésilien ont marqué respectivement sept et neuf points, là où les Red Bull de Sebastian Vettel et Mark Webber en ont chacune inscrits dix-huit. "Rubinho" est désormais quatrième au classement général derrière les deux fusées autrichiennes, qui ont mis le cap sur le trône de Button à vitesse grand V.

Si les Brawn avaient affiché leurs lacunes dès les essais libres, vendredi, elles étaient parvenues à corriger le tir en qualification, dépassées uniquement par Webber. Et le début de course jouait en leur faveur avec le départ canon de Barrichello, ajouté au drive-through imposé à l'Australien. Là encore, qui aurait parié sur une sixième place de Rubens à l'arrivée ? "J'ai fait ce que j'avais à faire. J'avais à me porter en tête au premier virage et c'est ce que j'ai fait", commentait le Pauliste.

La stratégie à trois arrêts mise en place par Ross Brawn a coûté cher au vétéran du paddock, tout comme le problème d'embout de tuyau de ravitaillement rencontré lors du deuxième pit stop. "Ils m'ont fait perdre la course. J'ai juste envie de prendre l'avion et de rentrer chez moi. Je ne veux parler à personne dans l'équipe. Ce ne serait que beaucoup de "bla bla". Je ne veux pas de ça" , rajoutait-il dans une colère noire.

"Vous créez une histoire qui n'existe pas !"

"Ai-je assez d'essence pour aller au bout ?" avait-il questionné, après son deuxième arrêt. "Négatif" lui avait répondu son ingénieur. Mais d'aucuns avaient vu immédiatement dans cette réponse un subterfuge pour préparer l'inversion de positions avec Jenson Button, compatriote et préféré du boss, Ross Brawn. C'est pourquoi la troisième halte du Brésilien avait encore duré un peu plus que celle de l'Anglais, qui lui avait filé sous le nez de retour en piste. "L'équipe a montré qu'elle savait comment perdre une course aujourd'hui", s'est lamenté le vice-champion du monde 2002 et 2004. "J'ai eu deux problèmes aux stands" , a-t-il rappellé. Pour un manque à gagner de 6 secondes.

Déjà, à Montmelo, le vétéran sud-américain avait été passé de deux à trois arrêts quand son équipier s'en était tenu à deux stops victorieux. Il s'en était ouvert, et Button lui avait sèchement rétorqué que l'ordinateur de Brawn avait indiqué que trois arrêts était la meilleure solution pour le GP d'Espagne, disputé le 10 mai. Le Britannique avait omis de préciser qu'amortir trois ravitaillements exige de ne rencontrer aucun trafic...

"Si je finis par penser qu'il se passe maintenant la même chose qu'à cette époque... et bien je vaux mieux que ça" , a repris Barrichello. "Je suis très bon pour résoudre les problèmes, si c'est nécessaire. Je peux m'arrêter à la fin de l'année". De toute façon, c'est ce que dit son contrat.

Face à cette "montée dans les tours", Jenson Button a cette fois choisi les journalistes pour cible, qui penseraient toujours à mal. Evidemment, comme la Fédération internationale de l'automobile (FIA) interdit les consignes d'équipe, il ne viendrait jamais l'idée à une équipe de fabriquer de toute pièce un incident pour bricoler un résultat qui l'arrange. "Vous créez une histoire qui n'existe pas !", a lancé "JB". "Le tuyau d'essence n'a simplement pas fonctionné. Ensuite, Rubens n'avait pas le rythme en pneus durs. Et j'étais coincé derrière lui. Donc il a ruiné ma course aussi", a-t-il ajouté, pour faire passer la pillule. Il oublie surtout d'admettre qu'il s'est moins bien qualifié que son équipier, auteur d'un départ sensationnel. Et qu'il a avancé de façon unilatérale son premier arrêt car il était en détresse pneumatique. Bref, de la mauvaise foi !

Brawn calme (encore) le jeu

Au-delà de cette course, l'ire de Barrichello reflète le désarroi de toute une carrière. Du haut de ses 279 Grand Prix disputés depuis 1993, le Brésilien ne s'est imposé qu'à neuf reprises alors qu'il a possédé pendant longtemps la meilleure monoplace du plateau. Durant ses six années chez Ferrari, sous les ordres de... Ross Brawn, il a toujours été voué à la deuxième place derrière Michael Schumacher. Après deux années de galère chez Honda, le vétéran pensait bien terminer sa carrière en apothéose au volant d'une Brawn compétitive.

Force est de constater qu'il est une nouvelle fois muselé au rang de second couteau. Et que des pilotes comme Nico Rosberg (Williams) ou Robert Kubica (BMW), en fin de contrat cette saison, lorgne sur son baquet pour 2010. En Espagne, Barrichello avait déjà menacé Ross Brawn de raccrocher, sentant que Button était favorisé au sein de l'écurie. Brawn lui avait juré que non. Ces nouvelles déclarations à l'issue de la course montrent véritablement la cassure au sein des Blancs. Mais encore, le stratège britannique joue la carte de l'apaisement.

"Sur le coup de l'émotion, ces choses se passent. Rubens avait le 11ème meilleur tour en course aujourd'hui. Vous ne pouvez pas gagner une course, quelque soit la stratégie que vous avez, si votre meilleur tour est seulement le 11ème plus rapide. Ce n'est juste pas possible. Ce sont les faits", a déclaré le patron de Brawn GP avant de réaffirmer son affection pour le battu du jour. "Rubens est un membre très important de l'équipe. Il est resté avec l'écurie pendant des moments très difficiles, il a obtenu beaucoup de loyauté de l'équipe et ce n'est pas quelque chose qui sera détruit avec quelques mots frustrés après une course."

Tant d'un point de vue technologique qu'humain, Brawn GP sera attendu au tournant en Hongrie dans deux semaines. En 2006, Jenson Button y avait signé la première victoire de sa carrière, au volant de la Honda. Cette année, il y espèrera un renouveau. Les deux derniers Grand Prix ont vu son avance par rapport aux Red Bull sérieusement diminuer et un éventuel titre ne semble plus acquis d'avance. D'ailleurs, le Britannique a tiré un enseignement strictement cartésien de son week-end allemand : "Si Vettel avait gagné ici, ça aurait été une catastrophe". Leader du championnat du monde, Button compte encore 21 points d'avance sur Vettel. Un gouffre mais en même temps si peu à huit épreuves de la fin.
Eurosport - Damien SIMONART

Piquet en sera


Renault a indirectement coupé court aux rumeurs quant à l'éviction de Nelson Renault en publiant vendredi son habituel communiqué de pré-Grand Prix, dans lequel s'exprime le Brésilien.

"Je devrais bénéficier des mêmes développements que Fernando en Hongrie et je pense que je peux être plus compétitif" , assure le Pauliste, qui n'a toujours pas scoré en 2009. "Comme toujours, mon objectif sera de me qualifier dans le top dix et j'espère être en mesure de marquer des points. La séance de qualifications sera déterminante car il est difficile d'effectuer des dépassements au Hungaroring. Les zones de freinages sont restreintes et le circuit est sale en dehors de la trajectoire. Il sera donc important de nous concentrer sur les qualifications".

"En Allemagne, seule la voiture de Fernando [Alonso] disposait des nouveautés techniques", a rappelé Bob Bell, directeur technique de l'équipe. "Mais en Hongrie, Nelson bénéficiera lui aussi de ces développements. Nous disposerons aussi d'améliorations au niveau de la carrosserie, qui devraient nous permettre de faire un autre pas en avant. Budapest sera également l'opportunité d'optimiser les améliorations déjà en place en termes de mise au point de la voiture. Je m'attends donc à ce que nous puissions bénéficier encore davantage des améliorations introduites en Allemagne", a conclu l'ingénieur britannique.

Ca bouge sur le marché des transferts


Longtemps fidèle à l'équipe Williams, avec laquelle il rêvait de gagner des Grands Prix, Nico Rosberg pourrait désormais rechercher une autre équipe pour poursuivre sa carrière en F1. Le jeune allemand de 24 ans n'aurait que l'embarras du choix...

Selon le magazine allemand Auto Motor und Sport, Nico Rosberg aurait déjà été approché par McLaren, BMW et Brawn. Il serait aussi en discussion avec Williams, son équipe actuelle. Pour Rosberg, il s'agit donc de faire le bon choix pour son avenir.

L'équipe McLaren Mercedes doit aussi faire un choix, peut-être entre Sebastian Vettel et Nico Rosberg. "Avant de signer avec Heikki Kovalainen, nous étions en discussion avec ces deux pilotes, mais ils avaient signé des contrats et nous devions bien sûr les respecter.
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Pour le futur, je ne peux rien exclure," déclare Norbert Haug, vice-président de Mercedes Motorsport, dans les colonnes du Die Welt.

Quant à Nico Rosberg, il semble encore indécis. "J'examine les différentes options et je ne peux rien dire de plus, sinon que je suis très heureux là où je suis."

Arrivé en F1 en 2006 grâce à Williams, Nico Rosberg boucle sa quatrième saison avec cette équipe. Il s'est déjà hissé deux fois sur le podium, mais jamais sur la plus haute marche.

Daniel THYS
© CAPSIS International

Tost explique le recul de Toro Rosso

Manque de développement et... Bourdais !

L'équipe Toro Rosso avait bien commencé cette saison 2009, mais alors que les monoplaces des autres équipes recevaient de nouvelles pièces, la STR4 n'évoluait que très lentement.

Comment peut-on expliquer cette inertie de la part de l'équipe italienne? Franz Tost, directeur de l'équipe, avance deux explications: le manque de moyens financiers et les performances moyennes de l'un des deux pilotes, celui qui a pris la porte hier...

"Toro Rosso avait bien débuté la saison - commente Franz Tost - Nous avions marqué des points en Australie, puis en Chine et encore un à Monaco. Toutefois, depuis cette dernière course, nous perdons du terrain sur nos concurrents du milieu du peloton. Il y a différentes raisons qui expliquent cela..."

"Nous avons introduit de petites nouveautés, mais rien de majeur.
Notre équipe est par exemple la seule qui n'a jamais roulé avec un double diffuseur et on sait que c'est un élément-clé cette année. Pourquoi ne l'avons-nous pas fait? Ce fut une décision financière. (...) Le développement de la voiture mis à part, la seconde raison est que nous avons eu un pilote qui n'a pas répondu à nos attentes," ajoute Franz Tost.

Sébastien Bourdais, puisque c'est de lui dont Franz Tost parle, appréciera ce commentaire à sa juste valeur...

Daniel THYS
© CAPSIS International

Bourdais veut traîner Toro Rosso devant les tribunaux


Le licenciement de Sébastien Bourdais a été rendu officiel ce matin par Toro Rosso, confirmant ainsi ce que les rumeurs annonçaient depuis quelques jours, et le Français n’a pas attendu pour exprimer ses sentiments sur le sujet.

Naturellement déçu et choqué par la décision prise par son équipe, Bourdais fait également part de son intention d’intenter un procès contre Toro Rosso qui n’a, selon lui, pas respecté les termes du contrat qui les lient.

"Je suis très déçu et choqué par la décision prise par la Scuderia Toro Rosso de ne pas me permettre de piloter pour l’équipe jusqu’à la fin de la saison en cours," a-t-il déclaré.

"Je considère qu’en faisant cela, la Scuderia Toro Rosso n’a pas respecté ses devoirs contractuels envers moi. Aussi, je pense que rien dans mon comportement ne légitime une décision de l’équipe de rompre le contrat."

"Je pense que la décision de l’équipe est une violation évidente des obligations de la Scuderia Toro Rosso selon le contrat. J’ai demandé à mes avocats d’étudier la situation, y compris la possibilité d’engager une action en justice," ajoute le manceau.

Bourdais est de plus d’autant plus frustré par cette décision que d’importantes nouveautés seront introduites sur la STR4 pour le prochain Grand Prix de Hongrie, à Budapest.

"Je suis encore plus frustré par la décision de l’équipe étant donné qu’elle a été prise juste avant le Grand Prix de Hongrie où un nouveau package hautement compétitif sera introduit par l’équipe afin d’essayer de surmonter ses difficultés actuelles."

"Je suis convaincu que si l’on m’avait offert l’opportunité de courir avec un tel nouveau package, j’aurais eu l’occasion d’obtenir des résultats satisfaisants."

jeudi 16 juillet 2009

Ferrari bientôt concentrée sur 2010

F1 « C’est une question de jours »
Ferrari va rapidement abandonner le développement de la F60, pour se dédier à la monoplace de la saison prochaine.

Ferrari a fait des progrès depuis le début de la saison européenne. Felipe Massa est monté sur le podium pour la première fois de l’année au Nürburgring, permettant à son équipe de revenir à 2,5 points de la troisième place du championnat, actuellement occupée par Toyota.

La Scuderia ne semble pas faire de cet objectif une priorité : les ressources de l’équipe vont rapidement être concentrées sur le programme 2010.

« Nous avons déjà un peu commencé le travail sur le nouveau projet et dans les prochaines semaines, nous allons totalement nous pencher sur ce nouveau projet, pour nous assurer que nous ne perdrons pas de temps » a expliqué Stefano Domenicali, le team manager de Ferrari, au site web de AUTOSPORT.

« Nous savons que la saison prochaine sera cruciale et nous voulons vraiment débuter avec des performances différentes par rapport à cette année. Donc c’est plus une question de jours que de semaines. »

L’an dernier, Ferrari avait dû développer la F2008 jusqu’à la fin de la saison pour tenter de remporter les deux titres. Le travail sur la F60, très différente en raison des nouveautés réglementaires, a donc été retardé.
Vincent Lalanne-Sicaud